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FAMILLE AFRICAINE

Convaincus que l'avenir du monde passe par la famille, nous voulons dénoncer les faits qui dénaturent le mariage et qui fragilisent la vie familiale.Nous voulons un monde avec des familles solides car le divorce n'est pas une solution.


Structure de la famille burundaise

Publié par Pierre THEON sur 23 Novembre 2006, 19:51pm

Catégories : #familleafricaine

La structure de la famille burundaise

 

Pour pouvoir entrer en profondeur dans la compréhension du mariage et de la famille burundaise, il importe de connaître l’organisation familiale de ce pays. Que ce soit au niveau de la terminologie utilisée dans l’organisation de la famille, de la nature et de la structure des différents échelons du lignage familial, la famille burundaise s’organise comme d’ailleurs partout en Afrique selon un mode qui respecte ces structures naturelles.

Parmi celles-ci, nous vous proposons dans ce site, une liste détaillée des ethnies et des principales familles burundaises.

 

  1. L’Ethnie des hutu
  2. Monseigneur GORJU et SIMONS respectivement dans " Face au royaume hamite du Rwanda " et dans " Coutumes et institutions des Barundi " affirment que les ethnies du Burundi et d’ailleurs du Rwanda comprennent plusieurs groupes (J B BIGANGARA, Pour une anthropologie de la famille et du mariage traditionnels au Burundi). Pour les hutu, nous vous proposons trois.

    1er groupe

    Abachuri

    Abarazi

    Abajiji

    Abatondo

    Abahoro

    Abashira

    Abashubi

    Abarishi

    Abashanza

    2ème groupe

    Abavumu

    Abaraza

    Abeze

    Abagamba

    Abanyita

    Ababira

    Abarama

    Abaragu

    Abaterambere

    Abarara

    Abaranda

    Ababonga

    Abakakwa

    Abagoroba

    Abaziranzoya

    Abahiza

    Abaragura

    Abanyengero

    Abangaranzura

    Abanyongozi

    Abatanga

    Abayenzi

    Abahimba

    Ababera

    Abagona

    Abararo

    Abazimbura

    Abarima

    Abarera

    Abaramya

    Abagumira

    Abahomvora

    Abaguge

    Ababanda

    Abaremera

    Abayongo

    Abarorimana

    Abasagetse

    Abagendo

    Abasizi

    Abatore

    Abego

    Abazibira

    Abayira

    Abataba

    Abarunga

    Abanyaga

    Abaguba

    Abasindi

    Abayege

    Ababuto

    Abesa

    Abasatura

    Abakwakuzi

    Abaha

    Abarwamba

    Abanyange

    Abatorwa

    Abarimbi

    Abanyabirezi

    Abazinguye

    Abanyuka

    Abahanza

    Abahama

    Abataha

    Abarugwe

    3ème groupe

    Abasango

    Abaritaba

    Abatahwona

    Abahema

    Abavumbagu

    Abakamiranyana

    Abarenge

    Abachaba

    Abachankondo

    Abahazi

    Abagiri

    Abasako

    Abatiyaga

    Abakenyi

    Abaheza

    Abaragane

    Abanyegeri

    Abasengo

    Abakara

    Abavugo

    Abasekuye

    Abaraka

    Abadori

    NB: Il existe certainement d’autres familles qui ne figurent pas sur cette liste. A titre illustratif, la famille des " basobozi " n’y apparaît pas alors que plusieurs sources dignes de foi confirment bien son existence.

  3. L’ethnie des tutsi

Les Batutsi comprennent deux grandes catégories et chacune se compose de quatre groupes

1° Les Banyaruguru

1er groupe

Abakundo (descendants de Ntare I)

Abavubikiro (descendants de Ntare I)

Abaruma (descendants de Ntare I)

Abavuna (descendants de Ntare I)

Abashoka (descendants de Mutaga I)

Abasine (descendants de Mutaga I)

Abasenge (descendants de Mutaga I)

Abatare (descendants de Ntare II)

Abezi (descendants de Mwezi II)

Abataga (descendants de Mutaga II)

2ème groupe

Abenengwe

Abavubikiro

Abasaku

Abashungura

Abatsindagire

Abega

Abaroha

Abanyagisaka

Abahondogo

Abayogane

Abarota

Abacabwoya

Ababibe

Abarorere

Abanyakarama

Abanyarwanda

Ababanda

Abashoka

Abanyabugufi

Abarango

 

3ème groupe

Abagubere

Abangani

Ababaza

Abanyacongera

Abashoma

Abaha

Abenerwamba

Abatsinga

Abadara

Abagwiza

Abagega

Abanyarukiga

Abahoka

Abakono

Abaterwa

Abasamire

Abenemigabe

Abanyaryera

Abasororo

 

 

 

 

4ème groupe

Abahanga

Abagomba

Abongera

Abahigwa

Abahimba

2°. Les Bahima

1er groupe

Abacaba

Abayanzi

Abazigaba

Abahinda

Abasambo

Abashingo

2ème groupe

Abangiragihakwe

Abaramuke

Abaramuka

3ème groupe

Abashenge

Abafumfu

Abasaragu

Abadara

Abasanzu

Abasagara

Abanyakarama

Abaheka

Abavejuru

Abartyaba

4ème groupe

Abavyahima

Abasambi

Abasigi

Ababwitira

Abavongoza

Abaganda

Abashwere

Abacondori

Abanimbiri

Abageshankari

Abambaramisanga

Abahuka

Abiruntu

Abahirwa

Abarembe

 

3. L’ethnie des twa

1er groupe

Abanyakarama

Abahondogo

Abahiza

Abenengwe

Ababanda

Abanyagisaka

Abajiji

2ème groupe

Abasafu

Abagubere

Abakabije

Abaroha

Abagomba

Abacabwoya

Ababaza

Abega

Abahanga

Abashoka

Abashoma

Abayogoma

Ababwangera

Abasatura

Abadara

Abavumu

Abarorere

Abarima

Abarango

Abahimba

Abatsindagire

Abatsinda

Abashungura

Abenerwanda

Abarota

Abagani

 

3ème groupe

Abanyarwanda

Abanyabugufi

Abakisho

Abaha

Abanyabwonko

 

Selon BIGANGARA, ce qui différentie ces familles est peut-être le niveau de vie, de comportement, la façon de s’habiller, la qualité d’hygiène mais en réalité, le niveau de la fortune n’entre pas en ligne de compte. Toutefois, une idée de classe apparaît, de sorte qu’un muhutu pouvait devenir tutsi et vis versa. Il changeait ainsi sa classe et non son ethnie. Par ailleurs, il est à remarquer que certaines familles se retrouvent tant chez les bahutu, les batutsi que chez les batwa.

En effet, les Barundi attachent une importance capitale à la famille et ils estiment que celle-ci doit être caractérisée par des valeurs morales et religieuses à tous les degrés. La dégradation d’un seul membre déshonore toute la famille. La solidarité dans la famille burundaise consiste en l’attachement à l’autre, et cela toujours, surtout dans les bonnes actions, dans le bonheur comme dans le malheur. La présence le jour du mariage d’un membre de la famille est presque obligatoire : la carte d’invitation n’est pas nécessaire; de même au moment du décès d’un membre de la famille, surtout le jour de la levée de deuil, l’absence d’un proche traduit qu’il y a un problème grave. Très souvent, on passe au-delà des problèmes pour être parmi les autres.

La solidarité existe d’abord dans trois échelons familiaux : parmi les membres de la famille nucléaire, les membres de la famille parentèle et ceux du clan. Cependant, dans toutes ces relations, il y a des zones d’ombre. Ce que le Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar a appelé en 1994 le nivellement est la cause de la sorcellerie présente encore dans le Burundi profond. C’est par ailleurs ce même sentiment qui a renforcé le fossé ethnique, entraînant une crise sans précédent.

Si on n’y prend pas garde, ce sentiment survivra toujours car l’écart entre les riches et les pauvres produit la jalousie, la haine et l’envie. Le maître lui-même a dit : " les pauvres, il y en aura toujours ". Mais, que ce pauvre cherche à prendre illégalement ce qui ne lui appartient pas, ou que le pauvre cherche toujours à ramener en bas celui qui veut décoller, voilà le nouveau défi qu’il faut relever.

Le nivellement donne l’image de ces personnes prises dans le piège d’une casserole en ébullition. Et quand l’un arrive à atteindre les bordures de la casserole pour sortir, d’autres qui veulent aussi sûrement s’échapper de cette chaleur lui tire le pantalon, le ramenant ainsi dans le fin fond de la casserole, son point de départ.

Cette image cadre bien avec la réalité de toute l’Afrique et justifie la sorcellerie. J’entends par sorcellerie, cette jalousie qui fait tout pour empêcher l’autre d’évoluer. L’africain doit donc changer de mentalité. Le secret que je vous livre pour le changement des mentalités, c’est d’abord d’accepter ce que l’on est, ensuite ce que l’on a et enfin chercher du plus sans nuire à l’autre.

Théon TUYISABE

 

 

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lo 31/10/2010



merci beaucoup ! n'auriez vous pas des ouvrages a nous conseiller sur ce sujet ?



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